Être (in)capable de dire NON.

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Êtes-vous capables de dire non ? Moi, très longtemps, je n’en étais pas capable. Je suis née très naïve et j’ai toujours fait confiance aux gens à la base. Heureusement, y’a probablement ma bonne étoile qui me protège et qui fait en sorte que jamais rien ne m’est arrivé. Mais ça aurait pu… histoire d’une fille qui a du apprendre à s’assumer.

Être capable de dire NON
Être capable de dire NON

J’ai plein d’anecdotes à vous raconter

La plus vieille, je m’en souviens mais c’est très flou. J’étais jeune, au primaire, je devais avoir autour de 7 ans, je ne sais pas. Il y avait un garçon à l’école un peu ‘’tannant’’, qui prenait beaucoup de place. Il aimait être le centre de l’attention. À cet âge, moi aussi parfois j’étais un peu cinglée ! D’aussi loin que je me rappelle, on était un peu amis. On jouait à toutes sortes de jeux dans la cour d’école, plus inventifs les uns que les autres. Mais il arrivait que ça garçon me touchait. Je n’ai pas souvenir où, mais ma mère, OUI. Je pense qu’il devait s’essayer, en frôlant mes seins ou mes fesses, etc. N.B. : dans mon article sur les menstruations, vous avez découvert que j’ai eu mon ‘corps de femme’ très jeune. À cet âge parfois y’en a déjà qui pensent à ça… Bref. Jeune, vous savez qu’on ne réalise pas toujours ce qui est acceptable ou pas dans la vie. J’avais un malaise quand ces ‘’attouchements’’ se produisaient mais comme c’était toujours subtil, je ne savais pas trop si je devais en parler.

Je me souviens juste qu’un jour j’ai du raconter à ma mère mes doutes car le petit, un beau jour, avait été fortement chicané par la directrice et ses parents. Je pense que je me sentais un peu coupable car depuis ce jour il me ‘’faisait la gueule’’ et on ne pouvait plus jouer ensemble.


Dire NON aux attouchements
Dire NON aux attouchements

Une expérience qui reste traumatisante pour moi dans ma vie, se passe au tout début de ma carrière de maquilleuse. Je cherchais, comme tout le monde, à me faire connaître pour espérer enfin vivre de ma passion car être à son compte, c’est super difficile et les premiers mois sont ceux où on pense le plus lâcher tout. Avec mon site web, un photographe de Montréal m’a découvert. On s’échange 2-3 mails, puis on s’appelle, car il avait besoin de mes services, dit-il. Sympathique première conversation, j’accepte d’aller chez lui le rencontrer. Souvenez-vous : je suis naïve (et sans expérience).

J’ai un copain à l’époque et j’ai tout juste 17-18 ans. Je vais dans son appartement et il commence : voici ma compagnie fondée avec mon frère, blablabla, voici nos projets faits, nos projets futurs, blablabla. Il parle et fume sans arrêt. Après 15 minutes sans air, je suis déjà étourdie par la fumée et sa ‘’diarrhée verbale’’. Il me parle de choses tellement grandioses que j’ai des doutes. Moi, future égérie L’Oréal ?! Je ne pense pas, mais il me fait sourire. Lui, qui s’est fait volé des dessins qui auraient inspiré le film Avatar ?! Ok, ça va peut-être un peu loin. Il dit aimer mon talent, et pense qu’on ferait une équipe à succès. C’est un one-man show, il veut me captiver. Je suis de plus en plus mal-à-l’aise car il est près de moi et me touche les mains. Puis, le moment que j’ai honte de vous raconter arrive.

Il me parle de ses mannequins d’agence (ah bon, tu as une agence internationale en plus ?!), et comment il les forme. Il me dit : ’’Moi je ne suis pas gêné, le premier shooting c’est direct à poils pour les filles. Ça brise la glace.’’ Je me relis et j’ai une roche dans le coeur. Normalement, aujourd’hui, en entendant ces mots, je serais partie en courant. Je ne sais pas si c’est mon manque de confiance et d’affirmation, mais je suis restée sans rien dire, mal.

Ça va plus loin. Il me dit que je ne dois pas être gênée si un jour en travaillant il me tape les fesses ou accroche les seins. Je pense lui avoir dit que je n’étais pas à l’aise. Pour me prouver le contraire, il m’a donné une tape sur les fesses, comme à un enfant, comme si j’étais sa fille. Mais ça faisait 20 minutes qu’on se connaissait. Pourquoi je ne l’ai pas frappé en riposte ?! Insulté ?! Pourquoi quand je suis traumatisée dans la vie je fige ?! Je suis le contraire d’une fille ‘bad-ass’. Aujourd’hui quand j’y repense je m’en veut tellement…

Mais c’est au moment où il m’a parlé de son idée payante de livre de positions sexuelles que le gouvernement lui aurait demandé de faire (vous avez bien lu) que j’ai décroché. J’ai dit non, refus total. Là, je cherchais à partir. J’essayais, mais il me retenait. Il avait bien du plaisir à avoir une jeune femme chez lui et il voulait tant me revoir rapidement ! Bonne comédienne, je reste polie jusqu’à la fin et sort. C’était à un métro loin de chez moi. Je rentrais chez mon père après et je lui parlait de mon feeling sur ce qui venait de se passer. Innocente, ça a juste été le soir même que j’ai été auto-convaincue de l’immense BULLSHIT que je venais de vivre. J’aurais aimé qu’à ce moment mon père ait été aussi vigilant et mère-poule que ma mère pour me protéger. Pour me dire ‘’me semble que ça n’a pas d’allure rencontrer un inconnu chez lui, à cet âge en plus’’.
Tiens, peut-être que je tiens ma naïveté de lui…

Je me suis toujours juré que si un jour je retrouvais le nom de ce charlatan, je le ‘’stoolerait’’ (en bon québécois) à la police. 10 minutes de plus et j’aurais pu être violée ! Désolée d’être si cash, mais c’est vrai ! J’ai été irresponsable et surtout, j’ai beau avoir réussi à lui dire NON, je n’ai pas été capable de vraiment l’affirmer et me défendre.


Les filles en boite
Les filles en boite

Mon dernier exemple de ma non-affirmation de soi, c’est encore vers le même âge, dans les clubs. J’ai commencé à sortir à 18 ans avec mes amies, régulièrement. On aimait (et on aime encore !) danser et c’était notre rituel du samedi soir. On n’allait jamais là pour ‘’cruiser’’ ou se chercher des chums : juste avoir du fun entre nous. Sauf que c’est pas le cas de tout le monde qui fréquentent ces places. Les clubs ‘’typiques’’ sur St-Laurent, c’est une business de cul au fond. Excusez-moi, mais quand le gars à l’entrée contrôle le ratio hommes-femmes pour qu’il n’y ait pas trop de gars, et que nous devons nous habiller assez sexy et assez chic pour pouvoir entrer… je trouve ça honteux et très fâchant. Les gars en cravate pas de running shoes et nous en talons, mini jupe, même l’hiver ?! Bah voyons.

Bon. Maintenant. Voulez-vous bien m’expliquer le problème des gars à venir se frotter contre nous ?! Est-ce qu’on a des pancartes écris ‘’JE SUIS LIBRE JE T’ATTEND’’ dans le dos ?! J’étais en couple à l’époque. Même célibataire, tu ne veux pas forcément danser avec un mec, point. Ils m’agressent quand ils viennent sans même te dire coucou, par derrière. Ils sont peut-être saouls, mais pas moi ! Quelle évolution, la danse, quand même ! Avant les hommes devait faire ajouter leur nom sur la petite liste des femmes de la cour durant un bal et c’était un honneur danser face à face, avec peu de contacts. Aujourd’hui, ça ne regarde même pas le visage, ça ne demande pas notre prénom et ça nous saute dessus ! Je trouve ça irrespectueux. Résultat de l’hypersexualisation ? Hmmm…

Le problème, c’est que ça aussi j’avais du mal à dire non. Je ne voulais pas, ça ne me tentait pas de danser avec un inconnu (la danse de couple genre fox trot c’est autre chose lol)… J’enlevais donc leur main de dos à eux, gênée. Ou mes amies me tiraient et me sauvaient ! Combien on en a fait de ‘rescapages de rapaces’ ! Ouf ! Pourquoi c’est ainsi ? Pourquoi ils se permettent de nous toucher ainsi ?! Je suis sûre que je ne suis pas la seule. Ça m’arrive encore parfois de marcher dans un club et sentir soudainement une main sur mon fessier. Ça m’a toujours irritée mais je pense que la différence, c’est qu’aujourd’hui je frapperais le gars en question. Je ne pense pas que je le ferais, je ne veux pas promouvoir la violence, mais je lui dirais en ‘’ti-ti’’ !

Quand on se fait insulter, non-respecter, quand on est fâchées, IL FAUT LE DIRE. ET LE CROIRE !!

Voilà. Toute cette longue histoire pour dire qu’au final, si vous êtes naïve et insécure comme moi, y’a espoir pour changer. Je vis rarement des situations fâchantes (merci la vie), mais quand ça arrive, je m’affirme plus. Je crois que les expériences de vie et la prise de confiance en soi et en ses droits est la clé du succès.


Je me suis laissé aller, comme vous aviez bien aimé mon premier article ‘’Entre Filles’’. J’aimerais continuer à en faire régulièrement, parler de sujets qui nous touchent toutes. En espérant avoir touché une corde sensible, je vous dis salut, toute nue.

Merci de me suivre et j’attend vos histoires ! xx

  • My Sparkling Rocket

    Hello Cynthia, c’est vrai que c’est des situations qu’on a toutes rencontré au moins une fois, et c’est vraiment triste.. Merci de ton partage, ça aide à déculpabiliser les filles trop timides ou trop naïves. Des fois on ne sait pas comment réagir, mais il faut en parler !

  • Dreamy

    C’est vrai qu’on est toutes passées par là un jour et qu’on s’est senti stupide de ne pas avoir réagit (le pire pour pour moi c’est quand un gars m’a montré son « anatomie » en pleine rue).
    Et y a pas que dans les clubs qu’on se fait toucher les fesses ou que des hommes viennent se coller à toi, mais aussi dans le metro.
    Ma technique c’est de dire un bon « dégage » (ou autre chose) bien fort pour que les gens entendent et que ça mette le gars mal à l’aise.
    Il ne faut pas se laisser faire, en se disant qu’il ne se passe rien, parce qu’après on se sent tellement mal.

    • aye :O dans le métro ? ici ça m’est jamais arrivé.. tu es en France ? :s

      • Dreamy

        Je suis bien de France.
        Après c’est des choses qui arrivent rarement, mais elles arrivent.

      • MadameCanelle

        Je confirme, dans le métro de Paris aux heures de pointes dans gars font semblant que c’est à cause du trafic pour venir se coller avec leur parties génitales aux niveau des fesses des filles…

    • Valérie Montour

      Ahaha « dégage » j’adore! Je trouve ça vraiment bien que tu t’assumes! Continue!

  • Fifi L’impératrice

    Encore une fois merci Cynthia pour cet article et ton témoignage , je pense qu’on s’est déjà toutes retrouvé dans des situations semblable mais tant qu’on arrivera à tirer une leçon de nos experiences on réussira à avancer

  • Marie-Ève

    Je n’ai jamais vécu d’expérience traumatisantes dans le genre. J’ai toujours su dire non quand il y avait quelque chose. La seule fois que je me souviens, c’est dans un pseudo-bar où y’a un gars qui venait danser avec moi. J’avais 15 ans je pense. J’étais carrément trop saoul pour répliquer. Alors je danse avec lui, jusqu’à ce qu’il me touche la  »noune » voir si j’étais mouillé. J’ai dis à mon amie ce qui se passait, pis elle m’a sauvée de cette situation. Plus tard, le gars en question sortait du bar avec une fille encore plus saoul que moi… J’espère pour elle u’elle a su dire non. Sérieusement, le lendemain j’en revenais pas.

  • Mathilde

    Ce qu’il ne faut pas oublier c’est que s’il y a autant de gars en boite/club qui nous sautent dessus, c’est aussi parce que certaines filles aiment ça, et c’est ça qu’elles cherchent quand elles viennent dans ces endroits avec moins de tissus sur les fesses qu’une serviette de toilette.
    Pour certaines c’est « plaisant » ou je ne sais quel autre adjectif, mais comme tu l’a dis montré, pas pour tout le monde et ça beaucoup de mecs l’oublient ou ne le prennent pas en compte
    Ce qui est le plus dérangeant, c’est quand on doit dire Non plusieurs fois au même mec dans la soirée, même avec des Non clairs et sans ambiguité, pourquoi ils continuent à nous coller et nous tanner toute la soirée, ils se croient irrésistibles et essaye de t’embrasser même quand ça fait 4 fois que tu leur met un Stop.

    • ouais je sais, j’ai y pensé aussi.. certaines ça ne leur dérange pas.. mais c’est ça qui est dommage, certaines sortent pour danser et avoir du plaisir entre amies (moi) et d’autres se cherchent des gars/filles.. c’est moitié une business ‘intertainement’ et moitié ‘sexe’ LOL

      • Mathilde

        Je suis tout à fait d’accord avec toi ^_^
        En tout cas super article 😉 J’ai oublié de te la dire dans mon message précédant…désolé
        J’ai hâte de lire les prochains !

    • Edc Elodie

      Un fille ne cherche JAMAIS à ne pas être respectée, oui il y a des chaudasses, je suis d’accord, mais il y a aussi des filles qui s’habillent court sans pour autant chercher à chauffer qui que ce soit, après tout les mecs quand ils sont torses nus on ne leur dit rien alors pourquoi une fille en mini jupe on lui dit quelque chose? Soit on dit quelque chose aux deux, soit on ne dit rien, et vive la parité! (c’est juste une précision qu’il m’a semblé important d’apporter, mais je ne cherche pas à dire  »non mais ça va pas, et puis on devrait toutes s’habiller en mère Thérésa d’après toi… », c’est pas du tout ce que je veux dire, ce n’est pas méchant, j’espère que personne ne se sentira agressé/ée en lisant ça)

      • Mathilde

        Je suis tout à fait d’accord avec toi ! Justement ce je voulais dire dans mon message c’est qu’on devrait pouvoir sortir en toute tranquillité et danser comme on veut (comme les mecs), sans avoir à être en mode Mère Thérésa (j’adore cette métaphore ^_^) que ce soit dans l’attitude et l’accoutrement.
        Je ne dis pas que toutes celles qui sont en mini-jupe sont des chaudasses, loin de là, on peut très bien être sexy et juste vouloir danser sans vouloir sauter sur tout ce qui bouge.
        Je voulais dire que certains mecs s’attendent peut-être à ce qu’on le soit toutes (des chaudasses) et qu’ils n’acceptent/ne respectent pas quand on leur dis non

        T’inquiète pas je n’y vois aucune agression, même si j’avais été d’un autre avis que le tiens, dans tous les cas c’est bien de pouvoir discuter différents points de vus 😉

  • Cécile51

    Ahh ce que je comprends ton anecdote sur les sorties en boites et les attouchements. J’ai même plus envie d’y aller, la dernière lors d’une soirée étudiante, 3 fois le même gars s’amusait à m’attraper la fesse droite à pleine main limite jusqu’à toucher mon intimité. Je suis partie il essayé de me suivre heureusement on était deux filles et un mec j’ai fait mine de m’en rapprocher pour avoir enfin la paix. Pour moi les sorties en boites c’est fini, on est pas des poupées qu’on a le droit de toucher …

    • ah non ça c’est non.. leur mères leur a pas appris le respect ou quoi ?! :O

  • Doriane Papuch

    Je me retrouve tellement dans ton caractère Cynthia… C’est mon plus gros défaut je pense, ne pas savoir dire « non »…
    J’aime beaucoup cette nouvelle série d’articles, c’est une super idée ! Gros bisous <3

  • Perle Pralinée

    Coucou Cynthia!
    Ton article m’a énormément touché et merci de l’avoir fait parce que ce sont des sujets encore sensibles qui ne devraient pas l’être tellement ils sont graves…
    J’ai quand même la chance d’avoir un fort caractère donc je ne me laisse pas faire facilement. Et je pense que toutes les filles se sont déjà faites plus ou moins touchées dans les boîtes de nuit. J’ai vécu ça une fois et le gars insistait beaucoup pour danser coller-serrer avec moi en me retirant de mes amis à plusieurs reprises par le bras. Au début je trouvais ça plutôt amusant et puis il se rapprochait de plus en plus pour me prendre par la taille etc. Chose que je ne supporte que si c’est mon compagnon qui me le fait! J’ai donc été vraiment claire avec lui pour qu’il me lâche la grappe et ça a fonctionné!
    Je n’ai qu’une chose à dire: Affirmez-vous mes jolies! Personne n’a le droit de vous obliger à subir ça et surtout si vous ne le faites pas, vous aurez des regrets…

    Bises

    Perle Pralinée
    http://perlepralinee.blogspot.fr/

  • Mélanie Calvez

    C’est normal que tu n’aies pas pu réagir, lorsque nous vivons une situation que notre cerveau juge « traumatisante » il se met en mode survie et nous empêche de faire quoi que ce soit, on sur automatique et on veget. Crois-moi, j’ai vécu des choses qu’une fille ne devrait pas, mais aujourd’hui je ne m’en veux plus. Parce que le vrai fautif dans l’histoire c’est ce gros dégueulasse et non pas la jeune fille sans expérience que tu étais (sans parler du fait que c’est aussi sûrement pour ça qu’il t’a contactée, tu étais plus facile à amadouer qu’une femme de 30 ans….) . bref, ce n’est pas ta faute, n’en aies pas honte.
    Au plaisir de te relire. Mélanie

    • voilà tu as raison :s
      ahh je savais pas. Donc ça explique bien des choses ^^ car je fige souvent en situation spectaculaire et fâchante !

    • Edc Elodie

      Oui le mode survie, merci pour ce commentaire, ça aide! Je sais pas si c’est très clair mais je me comprends lol

  • Ange

    Sincèrement, merci pour cet article! Je suis EXACTEMENT (ou j’étais plus précisément) comme ça moi aussi et je pensais être la seule. Je me
    reconnais totalement! Depuis que je suis toute petite moi aussi! Merci à la vie, comme tu dit, que ça ne nous soit pas arrivé trop souvent quand
    ont était plus jeune car, sincèrement, j’étais la fille la plus naïve du monde avant. J’ai commencée à beaucoup plus m’affirmer vers la fin du
    secondaire et un peu après. J’avais des amitiés toxiques qui me rendaient malheureuse. Tu sais, le genre de personne qui te juge toujours, qui te parle toujours dans le dos, qui te fais sentir mal pour
    rien, qui te « pompe » tout ton énergie positive et ta bonne humeur, qui te fait volontairement sentir mal alors que tu n’as rien fais etc.. À cette période de ma vie, j’ai rencontré mon amoureux qui m’a donné
    beaucoup de confiance en moi (je réalisais que j’étais une bonne et belle personne puisqu’il pouvait m’aimer). Avec son amour, l’appréciation de mes VRAIES amies ainsi que de ma famille, avec la
    maturité et la sagesse qui viennent en grandissant, j’ai réellement commencé à m’affirmer. On dirait que le fait de devenir majeure m’a donné une claque dans la face et m’a fait réalisé qu’il ne servait à
    rien de rester dans des situations de toutes sortes qui ne me rendait pas heureuse ou qui me mettait mal à l’aise. Depuis ce jour, je suis tellement mieux dans mon corps, mon esprit et ma vie. Je reste toujours l’éternelle timide mais j’affirme mes idées, mes goûts, mes opinions et je fais tout pour me sentir bien et quand ce n’est pas le cas, je dit ce
    qui me dérange. J’aurais tellement aimé le réaliser plus tôt, d’arrêter de penser que c’est toujours moi le problème et de ne pas oser dire ce
    que je pense mais je crois que le point déterminant qui m’a aidé, c’est de grandir. Bref, ça fait de bien de voir que d’autres personnes se sont senti comme ça et ont vécu les mêmes genres de problèmes 🙂

    Tu as vraiment eu une bonne idée de commencer à faire des articles sur ce genre de sujets et j’ai déjà hâte de voir le prochain article! 😀 Bisous xx

    • ahh merci 😀 je suis contente de te lire ! ça va aider plusieurs autres jeunes filles.. oui on reste quand même timide avec le temps.. mais je pense qu’en grandissant on s’affirme plus.. on fait notre place tranquillement 😉 xx merci

      • Ange

        Exact! Je suis tout à fais d’accord avec toi 🙂 Et merci à toi xx

        Duludette et fière de l’être ^^

  • Fanny HONORE

    Situation pas évidente en effet! L’impression que tu « va décéder sur place » tellement tu te met la pression pour savoir si c’est pas toi le problème etc! Je comprend c’est pour ça que je me suis créer une sorte de « wicked face » lol et personnes ne vient m’embêter! Lorsque j’étais au lycée il fallait toujours que j’aille à la gare routière pour prendre mon car (il y a beaucoup de monde!), et ça fonctionnait bien! (il devait se dire que j’étais mauvaise, badasse! lol).
    Après si je peux conseiller quelque chose, ce sont les art martiaux (pas pour démonter des têtes XD) mais plus pour la maîtrise et la confiance en soi, il y a plein de petites choses comme ça bien utiles! ^^ Bisous ma belle et merci pour ce billet!

    • haha ah oui c’est vrai, apparement ça aide hein..! merci x

  • lulubies

    il y a un groupe sur facebook qui s’appelle répondons qui parle de ces situations et comment réagir https://www.facebook.com/groups/1518754401703050/?fref=ts

  • Aurelie

    Merci beaucoup pour cet article ! Et « Merci à la vie » comme tu dis, elle nous a tirer de là un certain nombre de fois… Ça me fais plaisir de voir que je ne suis pas la seule.
    D’être suivie, adolescente, dans la rue, être abordée par un « Vous êtes charmante mademoiselle » essayer de partir des griffes de cet individu, y arriver tant bien que mal et finir par se faire traiter de « sale pute » !!!
    Et je ne parle pas de mes sorties en boîte de nuit… A croire que nous ne sommes que des bouts de viande !
    Maintenant j’évite de risquer ce genre de positions délicates, je les ignorent, ce n’ai peut-être pas la meilleure solution mais bon…
    Tu m’as fait prendre conscience qu’en tant que maman, je dois en parler à ma fille (2 ans et demi), pour qu’elle sache se défendre, ou au moins qu’elle nous alerte, mais surtout qu’elle n’ai ni peur ni honte de ce qu’elle pourrait subir !!
    Merci encore pour ton billet, c’est toujours un plaisir de te lire !
    Bisous xxxx 😉

  • floride0211

    Un article qui m’a touchée, je ne pensais pas que tu avais vécu des moment pareils :/.
    Je ne sors pas en boîte, je sors rarement en ville pour retrouver mes amies parce que j’habite en campagne à 10 min du centre de ma ville et je préfère rester en famille. Donc ces agressions je ne les vis pas mais peut-être plus tard et j’essayerai d’être forte pour me faire respecter parce que moi aussi j’ai parfois du mal à dire non pour pleins de choses.

    #Duludette

  • camille Maecke

    Merci de le dire et d’en parler! Pour ma part, sur Paris, il y a un mouvement qui s’appelle le projet crocodile: c’est apprendre au fille à dire non. Il y a une phrase qui m’a marqué:  » ta main sur mon cul, mon poing dans ta gueule ». Ils vendent des sacs comme ça, et lorsque je vois une nana avec ce sac, ça me soulage car j’me dis que je ne suis pas la seule à combattre ça. Mon copain ne me croyait pas lorsque je lui disais que les femmes se faisait interpeller dans la rue… Jusqu’au jour où il a entendu à mes coté dans la rue ces interpellations venant d’autres hommes. Des choses très « anodines », mais qui saoule à force. Des  » t’es belle mademoiselle » (bon en mode light la réplique), mais dit comme si on était des steack sans âme. Alors une fois, j’ai répliqué dans le métro à un homme qui m’avait dit une remarque comme ça mais en plus directe. J’lui ai dit « merci, mais ce n’est pas une façon de parler et ça me dérange ». Il m’a regardé sans répondre, d’un regard qui ne m’a pas du tout plu. J’ai continué  » vous m’entendez, ce que vous faites s’appelle du harcèlement, donc ne refaite plus ça c’est déplacé ». Il a répondu au bout de quelques minutes en répondant  » je suis désolé, je suis malade ». Je n’a plus répondu et je l’ai regardé du style  » excuse bidon », en mode le sourcil en l’air. J’en ai eu marre et j’ai obtenu des excuse, j’étais contente. Maintenant je réplique, je réponds sans provoquer la personne, je réponds correctement que cela ne se fait pas, je cite le mot, je répond que ça ne me plait pas, je m’exprime mais avec du sang froid. Il faut dire non, il faut vivre comme on le veut, y’a des femmes qui se sont et se battent encore pour la liberté de la femme, il ne faut pas laisser des hommes cons faire ce qu’ils veulent sous prétexte qu’on est niaise ou trop gentille!

    • super comm, merci!
      wow j’aime trop le concept.. avec les sacs en + 😮 je veux voir ça !!
      et bravo pour ton courage, ej trouve que tu as répondu de la meilleure façon !! ça ne provoque pas en effet, parler de soi, pas trop de tu, miser sur ce qu’on ressent et le geste qui dérange… bravo x

  • Edc Elodie

    Wow pour un article qui touche ça s’en est un! je ne peux que te témoigner tout mon soutien par rapport aux attouchements que tu as vécu, vraiment c’est affreux et malheureusement pour moi je comprends totalement la réaction que tu as eu, mais tu n’étais qu’une enfant qui ne comprenait pas forcément ce qui t’arrivait, en tout cas tu as eu la bonne réaction en parlant, c’est grave ces actes même si ça venait d’un garçon enfant ça reste une chose terrible que personne n’a le droit de faire, alors tes trois anecdotes m’ont touchées (j’ai les larmes aux yeux) et tu as raison d’en parler, et raison de rappeler qu’il faut savoir dire non, mais j’aimerais rajouter que si le non n’est pas venu il ne faut pas se sentir coupable puisque un tel manque de respect envers les filles et femmes est intolérable, inadmissible, et, soyons honnête, dégueulasse! J’espère de tout cœur que tu resteras forte (parce que oui tu as assez de force en toi pour vivre pleinement ta vie) et je te souhaites pleins de bonnes choses, et saches que je trouve ça génial que tu puisses écrire de tels articles, capables de libérer la parole et de faire se sentir moins seule. J’aime beaucoup la partie entre fille, j’avoue <3 Et je trouve que la beauté du monde du maquillage te vas très bien, il fait ressortir la tienne sous toutes ses formes : intérieures et extérieures. De gros bisous et courage à celles qui n'ont pas eu de chance comme Cynthia et à celles qui en ont eu encore moins, n'ayez pas honte de vous! Des bisous baveux et des câlins trop forts à tout(e)s !

    • ahh c’est adorable, merci, toi aussi tu me touches xx

  • Marina

    Un immense merci pour cet article Cynthia, j’ai 30 ans et vécues comme toi il y a une quinzaine/dizaine d années des situations similaires, un article de ce genre à l’époque m’aurait très certainement aidé et fait réfléchir.
    Merci donc pour toutes les jeunes filles qui se trouvent dans cette situation aujourd’hui, qu’elles n’aient pas honte d’en parler à un parent, un prof, ou une amie de grande confiance, je dis grande confiance car il est important également de savoir choisir ses amies.
    Continue tout ce que tu fais, je suis sûre que tu es un exemple pour beaucoup de jeune fille et c’est tant mieux !
    Une excellente journée

  • Gaëlle B

    Merci Cynthia d’aborder ce genre de sujet, c’est très courageux ! Je t’admire de ne pas te limiter aux sujets « frivoles » de la vie de fille 😉 (beauté, maquillage… même si j’adore ça !)
    Je n’ai pas eu d’expérience aussi choquante, mais j’ai bien sûr eu le problème des mains sur les fesses en boîte. Ce qui m’a vraiment dérangée, c’est la fois où j’étais avec d’autres filles et quand je me suis plainte, elles m’ont dit « oh ça, c’est rien, il me l’a fait aussi », « c’est pas grave » ou « laisse-le faire ». Les filles trouvent ça normal ! Moi je trouve ça révoltant, et je ne me laisse plus faire. Et si je vois une fille qui a un problème de ce genre et que personne ne fait rien, j’interviens ou je fais remarquer ce qui se passe à quelqu’un qui sera plus impressionnant.

    • hahahaha non je ne m,abstiens pas/plus, même si ça déplaira toujours à certaines… mais bon, c’est ma vraie nature !
      grrr non c’est pas normal les tapes dans les fesses ! On leur attrape le paquet nous ?! 0.o
      Les fesses c’est privé. Et on a le droit de les bouger en dansant sans que ça donne la permission de toucher lol ;s

  • alexandra

    Wow merci pour l’article !

  • Ella-nut

    Ton témoignage m’a beaucoup touchée et c’est vrai que ce n’est pas facile d’en parler que ce soit à ses amis comme sur internet comme tu viens de le faire. J’admire vraiment le courage que tu as pour nous faire part de tout ça.
    Ce que tu racontes sur les attouchements m’est déjà arrivé. C’est entre autre à cause de cela que je me sens très mal dans mon corps. C’est ce genre de situations qui font que nous les filles, les femmes ont n’est pas forcément à l’aise dans notre corps, on s’accepte pas comme on est, on se casse en se disant « oh je suis trop grosse, trop mince » « cette tenue de toute façon je ne pourrai jamais la portée, c’est pas pour moi » et les gens aussi vous font la remarque. C’est vraiment ces mots la qui peuvent détruire quelqu’un…
    Tout ça contribue à ne pas s’accepter comme on est, à écouter les réflexions blessantes des autres et c’est pour ça que aujourd’hui il faut vraiment plus se laisser faire… Ce n’est pas simple, ça m’a prit du temps mais dès que j’entends ou qu’on me fait une réflexion méchante, (ça a le don de m’énerver très vite) je regarde la personne droit dans les yeux et je ne dis rien, je l’analyse un peu et je lui fais à mon tour une réflexion qui fait qu’elle va vite se taire, ça lui fais comprendre que ses réflexions je m’en fou et qu’elle a autant de défauts que moi. Donc passer par la réflexion blessante pour se sentir plus fort, supérieur aux autres, ça ne marche pas avec moi…
    J’ai décidé de mieux me sentir dans ma peau, en me disant bon qu’est ce que j’aime pas physiquement chez moi ? Je me dis bon aller qu’est-ce-que je peux faire pour améliorer ça. « Aller aller on se bouge les fesses on va faire un peu de sport  » « aller aller il faut que changes tes habitudes alimentaires (je parle de rééquilibrage alimentaire pas de régime alimentaire = privation et ça gourmande comme je suis c’est pas possible 😉 ). Il faut qu’on se prenne en main et qu’on est des proches, des amis qui nous soutienne et si personne nous soutient c’est à nous de trouver la force intérieure (et on l’a toute) et de dire « moi j’ai décidé de me sentir bien, je mets tout en oeuvre pour que mon objectif soit atteint et fu*** de ce que pense les gens ». Après tout ces gens la ils sont pas à notre place, et ces gens la qu’ils balayent devant leurs portes avant de balayer devant la mienne.
    Aller les filles moi j’y crois, je suis sûre qu’un jour toute on sera bien dans notre corps et dans notre tête ! Bisous

    • merci de ton message d’espoir !! j,ai confiance que ça change aussi si on s’y met 😉 x